Courir avec le coeur

ODYSSEA PARIS 

ODYSSEA

En m’inscrivant en mars dernier je ne me suis pas posée de questions, ça faisait plusieurs années que je voulais courir pour cette cause mais je n’avais jamais le courage de franchir le cap. Alors cette année je n’ai pas chercher à savoir si j’étais capable de le faire ou non, je voulais essayer, je voulais me surpasser. Mais, plus que tout, je voulais le faire pour toutes ces femmes. Je me suis inscrite et il était hors de question que j’abandonne.

 

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HIPPODROME DE VINCENNES. 1er Octobre 2017.

Dimanche matin j’ai couru, j’étais l’une de ces 37 000 personnes mobilisées pour cette 16ème édition d’Odyssea. Dimanche matin je me suis lancée dans une course de 10 Km. Mais dimanche matin je me suis surtout dépassée.

Octobre ROSE. Comment mieux commencer ce mois que par cette course?

8h30 – j’arrive à l’hippodrome de Vincennes. Je suis fatiguée et j’ai la trouille. Oui je me dis que j’aurai apporté le même soutien en m’inscrivant aux 5 km, quelle idée j’ai eu encore ! J’y suis allée toute seule alors je me motive comme je peux. Je suis émue de voir toutes ces personnes, il y a tellement de monde c’est incroyable, c’est impressionnant tout ce rose partout. Bon…maintenant j’y suis donc je ne vais pas me dégonfler hein. Il y a un échauffement avec une équipe de coachs avant de se rendre dans nos SAS pour le départ.

9h00 – le départ se fait dans l’hippodrome et la course se poursuit dans le bois de Vincennes. Il a plu la veille, l’herbe est humide, le sol glisse et par moment il faut esquiver les grandes flaques d’eau ou de boue, au choix. La météo n’est pas non plus de notre côté, le ciel est gris et on s’attend à une averse à tout moment. Les premiers kilomètres sont vraiment difficiles, je n’ai aucune idée de l’allure à adopter, heureusement que j’ai une bonne playlist pour me motiver, je repense aux conseils qu’on a pu me donner. Finalement je me dis qu’il vaut mieux arrêter de se poser des questions, il faut juste que je cours et que je me fasse plaisir. Je veux terminer la course c’est tout.

A chaque kilomètre effectué, il y a un panneau pour nous le signaler, je peux vous dire que par moment je n’ai qu’une envie c’est de voir le panneau kilométrique suivant ! A partir du troisième kilomètres je suis à l’aise et j’ai trouvé mon rythme, je sais pour quoi je cours et pour qui je le fais.

Les deux derniers kilomètres sont les plus difficiles. Je n’en peux plus, je glisse toutes les deux minutes, j’ai mal aux jambes et il commence à pleuvoir. C’est l’élan d’amour des gens autour qui me fait tenir bon. Je n’ai jamais vu autant d’amour lors d’un évènement sportif. Il y a du monde derrière les rubans, des enfants qui crient « Allez maman » ou « Allez papa », certains jètent des confettis. Il y a aussi des personnes âgées qui applaudissent, des groupes de musique, des couples avec des affiches, des personnes à vélo qui sont venues regarder les coureurs et puis il y a ce monsieur que j’entend crier « c’est beau ce que vous faites » , merci à lui, il vient de me donner le courage pour ne pas terminer en marchant !

1 heure et 8 minutes plus tard je passe la ligne d’arrivée dans l’hippodrome de Vincennes. A ce moment je suis tellement émue d’avoir terminé la course que j’en ai les larmes aux yeux. Je suis fière de moi, fière d’avoir relevé ce défi, fière d’avoir participé à cette course qui représente tant.

 

 

Pour cette 16ème édition Odysséa a rassemblé 37 000 personnes et a collecté 460 000€ de dons pour la recherche. Tous les fonds sont reversés au centre Gustave Roussy de lutte contre le cancer. Cette année je n’ai pas seulement fait un don, cette année j’ai couru pour toutes ces femmes, pour nous toutes, parce que nous sommes toutes concernées 💕 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette course était pour toi L.

 

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2 réflexions sur “Courir avec le coeur

  1. Tu peux être fière de toi. On peut être fière de nous 💪. Autant pour le geste (avoir couru) que la forme (la lutte contre le cancer du sein). Ça fait 2 ou 3 ans que je parle de cette course que j’en parle à ma mamie qui a vaincu cette maladie. Et puis cette année, départ du chéri pour le boulot. Je me suis retrouvé seule pour plusieurs mois et je me suis lancé un défi par mois que je pensais jamais faire seule. Cette course en fait partie, 3 mois de préparation (2 course par semaine, 1 avec un groupe et l’autre seule et plus ou moins longues). A chaque entraînement je me motive en me disant que je peux y arriver pour moi mais surtout pour toutes les personnes se battant contre cette maladie. La dernière semaine de préparation je le dis enfin à ma mamie avec les yeux humides que cette course, c’est ma première et que je lui dois à elle. J’ai réussi, on a réussi à faire que cette journée soit belle et rose. Moi qui n’aime pas cette couleur, j’étais fière de la porter et de l’amener jusqu’à la ligne d’arriver.
    (Ça m’a fait plaisir de te croiser là-bas 😜)
    (Oups désolé pour le roman)

    1. Elle est belle cette histoire et c’est un beau défi que tu as su relevé, félicitations à toi ! Tu devais aussi être émue de franchir la ligne d’arrivée. Bravo à nous toutes d’avoir couru pour toutes ces femmes ❤

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